Emblème des Pasdaran, les Gardiens de la révolution islamique, piliers de la théocratie iranienne

Mercredi 7 juin, dans un communiqué diffusé sur le site de l’agence de presse semi-officielle ISNA, le corps des Gardiens de la révolution islamique a accusé les Etats-Unis et l’Arabie saoudite d’être « impliqués » dans les attentats qui ont visé le Parlement iranien, le mausolée de l’imam Khomeini et une station de métro de Téhéran.

Faisant allusion à la visite de Donald Trump en Arabie saoudite le week-end du 20 mai dernier, les Pasdaran affirment que « cette action terroriste après la rencontre du président des Etats-Unis avec le chef d’un des gouvernements réactionnaires de la région qui a toujours soutenu les terroristes est lourde de sens et la revendication par Daech montre qu’ils sont impliqués ».

L’agence iranienne Fars News a également publié les propos du chef adjoint des services de renseignement des Gardiens de la révolution, Mohammad Hossein Nejat, accusant Riyad et Washington d’avoir « ordonné à leurs marionnettes » de perpétrer ces attentats.

Le site de la chaîne d’Etat iranienne PressTV a quant à elle attribué à la sénatrice française Nathalie Goulet la déclaration suivante :

« Il n’y a pas de doute que ces nouvelles attaques purement politiques et stratégiques de la part des États-Unis, ébranleront la région du golfe Persique ».

Des propos erronés, que PressTV n’a pas rectifiés malgré le démenti apporté hier soir par l’intéressée sur Twitter.

En 2015, l’organisation Etat islamique avait dénoncé un « plan occidental » visant à livrer le monde musulman à l’Iran. De son côté, le régime iranien a accusé à plusieurs reprises les puissances occidentales d’être derrière Daech, par la voix de son guide suprême Ali Khamenei ou par celle du président Rohani.

Les attentats de Téhéran ont fait au moins 13 morts et 46 blessés. Ils ont été revendiqués par Daech.