Dans une interview au quotidien suisse Le Temps publiée le 10 septembre dernier, Bilal Ramadan estime qu’« il n’y a plus de séparation des pouvoirs en France ». Selon le frère de l’islamologue incarcéré à la prison de Fresnes depuis février 2018 après avoir été mis en examen pour viols, « le pouvoir judiciaire dérape, c’est même un simulacre de justice. […] Les femmes qui ont porté plainte contre lui se connaissent toutes entre elles. Elles ont des contacts avec Caroline Fourest, la journaliste qui le traque depuis des années. Elles ont toutes le même récit, tout est synchronisé ». Si Bilal Ramadan répond par la négative à la question « vous croyez donc à la théorie du complot ? », il enchaîne : « la pensée de Tariq dérange suffisamment en France pour qu’on veuille l’empêcher de parler. Pour le briser, on a révélé sa vie privée, on l’a accusé de viols. […] Quand on enferme quelqu’un dont le dossier est vide, c’est au niveau le plus haut de l’Etat que ça se passe. C’est un traquenard organisé. Certaines plaignantes ont d’ailleurs des liens avec les services de renseignement. […] La France le déteste car il donne une dignité aux musulmans ».