Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
L'Apocalypse de notre temps, de Henri Rollin
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
Mythes et mythologies politiques, de Raoul Girardet
L'effroyable mensonge, de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel
Le complot judéo-maçonnique, d'Alain Goldschläger & Jacques Lemaire
La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff







Par Nicolas Lebourg


Affiche de l'exposition ''Le Juif et la France'' organisée à Paris en 1941-1942.
Fondé en 1843 à New-York, l’ordre B’nai B’rith a tout pour fasciner les conspirationnistes : Américain de fondation, international de forme, maçonnique en structure, juif de confession, sioniste de conviction. Le B’nai B’rith constitue conséquement un objet idéal pour les fantasmes cherchant à rationaliser une péjoration conspirative. Cette histoire complotiste n’est toutefois pas linéaire car non seulement elle connaît divers cycles mythologiques, mais parce que la théorie du complot B’nai B’rith est du domaine des «oscillateurs idéologiques». En effet, elle ne se limite pas aux conceptions de la zone antisémite classique, nationaliste radicale. Elle sut trouver en Union soviétique d’autres dynamiques qui témoignent de l’importance des alchimies conspirationnistes. Cet objet est donc un alliage plastique qui put servir des nationalistes au Front National en passant par l’U.R.S.S., en somme tous ceux pour qui l’existence d’un objet composite international judéo-américano-maçonnico-sioniste était une divine surprise.


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