Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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Mythes et mythologies politiques, de Raoul Girardet
L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter
Les rhétoriques de la conspiration, sous la direction d'Emmanuelle Danblon & Loïc Nicolas
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov









Par Nicolas Lebourg


Affiche de l'exposition ''Le Juif et la France'' organisée à Paris en 1941-1942.
Fondé en 1843 à New-York, l’ordre B’nai B’rith a tout pour fasciner les conspirationnistes : Américain de fondation, international de forme, maçonnique en structure, juif de confession, sioniste de conviction. Le B’nai B’rith constitue conséquement un objet idéal pour les fantasmes cherchant à rationaliser une péjoration conspirative. Cette histoire complotiste n’est toutefois pas linéaire car non seulement elle connaît divers cycles mythologiques, mais parce que la théorie du complot B’nai B’rith est du domaine des «oscillateurs idéologiques». En effet, elle ne se limite pas aux conceptions de la zone antisémite classique, nationaliste radicale. Elle sut trouver en Union soviétique d’autres dynamiques qui témoignent de l’importance des alchimies conspirationnistes. Cet objet est donc un alliage plastique qui put servir des nationalistes au Front National en passant par l’U.R.S.S., en somme tous ceux pour qui l’existence d’un objet composite international judéo-américano-maçonnico-sioniste était une divine surprise.


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