On pense et l’on écrit ce que l’on veut d’Ariel Sharon, ancien premier ministre d’Israël, du moment que l’on base ses opinions sur des faits. Que sa politique ou ses actes méritent d’être très sévèrement critiqués n’est pas l’objet de la présente page. Mais quels que soient ses crimes et démérites avérés, lorsque qu’une certaine critique « antisioniste » en vient à s’appuyer sur des fictions qui recyclent des fantasmes antisémites, il est impératif de le signaler.

Le 10 mai 2002, une éditorialiste américaine renommée, Georgie Anne Geyer, écrivait dans le Chicago Tribune que Sharon avait déclaré à son cabinet qu’il contrôlait l’Amérique. Elle ne mentionnait pas la moindre source, au point qu’on pouvait se demander si cette déclaration, en effet fracassante, n’était pas de notoriété publique.

Cela ressemble pourtant à un recyclage « antisioniste » du vieux fantasme antisémite d’une domination juive mondiale (par métonymie d’une domination « sioniste » sur les Etats Unis). Il ne fut en tous cas jamais repris dans la presse française, mais des médias « alternatifs », notamment certains médias associatifs engagés dans la lutte pro-palestinienne, s’en étaient fait depuis longtemps l’écho.

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