[LU SUR LE WEB] La classe politique n’est pas épargnée par le conspirationnisme. Il touche plus les extrêmes, mais tous les partis sont concernés. Certains en ont même fait leur fond de commerce. Enquête.

Marine Le Pen et son père se déchirent en place publique. Aussitôt, des politiques de tous bords expriment des doutes sur la sincèrité du psychodrame. « C’est un peu curieux comme histoire… Est-ce un jeu de rôle entre les deux ? Je n’en sais rien », s’interroge par exemple, le 9 avril, le député UMP Eric Woerth. Jean-Marie Le Pen lui-même y va de son commentaire « conspi » : « Tout cela vient d’une manoeuvre, d’un projet extérieur destiné à faire rentrer le FN dans le troupeau », dénonce le vieil homme.

Jean-Marie Le Pen est un habitué du complotisme : mi-janvier, à propos de la fusillade de Charlie Hebdo, ne parlait-il pas déjà, dans une interview au journal russe Komsomolskaïa Pravda, d’une « opération des services secrets » ? Ses propos auraient été déformés. Il aurait simplement dit, plaide-t-il quelques semaines plus tard, qu’il y avait « des éléments curieux dans cet attentat, comme souvent, le fait qu’on trouve une carte d’identité dans la voiture, qui n’est pas plus étonnant d’ailleurs que de trouver le passeport du pilote de l’avion qui vient de se crasher le 11 septembre ». (…)

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Voir aussi :
* Dossier : L’Express enquête sur « Internet et la folie des complots »