Un homme a ouvert le feu dans une pizzeria, influencé par une théorie du complot anti-Clinton. Pour la presse, ce fait divers illustre l’inquiétante influence des «fake news».

Un dimanche après-midi dans la capitale américaine. Sur le coup de 15 heures, Edgar M. Welch, 28 ans, entre dans Comet Ping Pong, une pizzeria située dans un quartier chic du nord-ouest de Washington DC. L’homme pointe son fusil sur un employé qui parvient à s’échapper, puis tire dans ce restaurant apprécié des familles et des musiciens locaux, qui s’y produisent régulièrement. Aux policiers, qui l’arrêtent rapidement après le coup de feu, Welch explique avoir fait le déplacement de Caroline du Nord pour «enquêter lui-même» sur ce que le web complotiste a baptisé le «pizzagate».

Pour faire simple (pas évident tant la pseudo-affaire est alambiquée), les partisans du soi-disant pizzagate sont persuadés que le restaurant est une couverture derrière laquelle opère un vaste réseau pédophile sataniste, dont les principaux bénéficiaires seraient les cadres du Parti démocrate et le cerveau John Podesta, le directeur de campagne d’Hillary Clinton. Depuis des semaines, James Alefantis, le propriétaire de Comet Pizza et par ailleurs influent leveur de fonds pro-démocrate au niveau régional, est visé par des menaces de mort, en ligne et par téléphone. Alertée, la police locale avait d’ailleurs renforcé ses patrouilles dans la zone récemment, ce qui explique probablement l’arrestation rapide du suspect. (…)

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Voir aussi :
* Le pizzagate, dernière délirante théorie du complot anti-Clinton (Slate.fr, 23/11/2016)
* Un site adepte des théories du complot semble inspirer Trump (L’Express, 30/11/2016)