Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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Par Naïma Bouteldja


Naïma Bouteldja
En matière de poisons susceptibles d’être employés pour commettre des attentats terroristes, on connaissait déjà le gaz sarin, utilisé dans les années 90 dans le métro de Tokyo par la secte Aum, et on était sensibilisé aux dangers de l’anthrax suite à de grosses frayeurs aux Etats-Unis. En 2002, un nouveau produit jaillit sur la scène sécuritaire : la ricine. Et ce, à la faveur d’un abracadabrant « complot à la ricine » né au Royaume-Uni mais qui lie alors l’Irak à l’Angleterre, via l’Algérie et la France. Le fait que cette affaire n’éclate que quelques semaines avant l’envoi des troupes américaines et britanniques en Irak, n’est bien sûr pas le fruit du hasard…

Ce qui deviendra l’« affaire de la ricine » débute à l’automne 2002 avec l’opération Springbourne, dont l’objectif officiel est d’enquêter sur des militants extrémistes nord-africains que les autorités britanniques suspectent de collecter frauduleusement de l’argent pour soutenir des terroristes basés à l’étranger.

Lire la suite sur le site de Bakchich.info.


Source :
Didier Bigo, Laurent Bonelli et Thomas Deltombe (coord.), Au nom du 11 septembre… Les démocraties à l'épreuve de l'antiterrorisme, La Découverte, 2008.
Au nom du 11 septembre… - La Découverte, 2008