Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

Recherche

Facebook
Twitter
Rss
YouTube Channel











Dernières notes



La Bibliothèque
La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter
Mythes et mythologies politiques, de Raoul Girardet
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
Tous paranos ? Pourquoi nous aimons tant les complots... de Pierre-Henri Tavoillot & Laurent Bazin
Histoire d'un mythe. La "conspiration" juive et les protocoles des sages de Sion, de Norman Cohn





Par Vincent Quivy


"Qui n'a pas tué John Kennedy", de Vincent Quivy (Seuil, 2013)
LU SUR LE WEB | À l'occasion de la diffusion par Canal+ de la série «22.11.63», et alors qu'est annoncée une nouvelle déclassification de documents sur l'assassinat de JFK, l'historien Vincent Quivy, auteur de «Qui n'a pas tué John Kennedy?», nous explique pourquoi le flot d’histoires que l'affaire a engendré a fini par recouvrir la vérité.

L’affaire Kennedy ressemble à une immense dune à l’intérieur de laquelle serait cachée, selon une vieille légende, une précieuse pépite. Certains, nombreux, ont décidé de creuser au hasard. D’autres, moins nombreux, ont entrepris de fouiller, grain par grain, la montagne. D’autres, encore, ont, avant de plonger dans le sable, enquêté sur la légende elle-même.

Pour mon livre Qui n'a pas tué John Kennedy ?, j’ai adopté, tour à tour, ces trois attitudes, à savoir: étudier l’affaire Kennedy par le biais d’une piste bien précise, puis tenter de la saisir dans sa globalité, enfin s’intéresser aux nombreuses hypothèses qu’elle a fait naître. Je ne suis pas parvenu à étudier chaque grain de cette immense montagne. Une vie n’y suffirait pas. L’annonce, à intervalles réguliers, de la «déclassification», c’est-à-dire de l’ouverture au public de documents concernant l’affaire Kennedy instille dans l’opinion l’idée que les archives sont rares et les dossiers jalousement conservés par l’administration américaine. Il n’en est rien.

Les chercheurs croulent sous les documents. Les autorités étatsuniennes ont voulu, dès l’origine, faire preuve de transparence. Les controverses sur l’assassinat du président Kennedy, nées dès le lendemain de l’attentat de Dallas, ont poussé l’administration à rendre publique la plupart des éléments afin de prouver qu’elle ne cachait rien. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Des ressources en ligne pour comprendre l'affaire JFK