Le député britannique George Galloway (Respect Party) a semble-t-il un problème avec les faits. Avec les faits qui concernent le Proche-Orient, mais aussi avec les faits qui le concernent personnellement.

Le 23 août 2013, deux jours après le massacre de la Ghouta, Galloway a déclaré sur la chaîne d’Etat iranienne Press TV – pour le compte de laquelle il anime une émission hebdomadaire, « Comment » – qu’à supposer que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, elles l’ont été par les rebelles, par Al-Qaïda et non par le régime syrien. Mieux, selon Galloway, c’est l’Etat d’Israël qui aurait fourni à Al-Qaïda les armes chimiques nécessaires à cette attaque :

« S’il y a eu utilisation de gaz innervants, ce sont les rebelles qui les ont utilisés. (…) S’il y a eu utilisation d’armes chimiques, c’est Al-Qaïda qui a utilisé les armes chimiques. Qui a fourni les armes chimiques à Al-Qaïda ? Voici ma théorie : c’est Israël qui leur a fourni les armes chimiques ».

Quelques jours plus tard pourtant, lors du débat organisé à la Chambre des communes sur l’éventualité d’une intervention britannique en Syrie, George Galloway a nié catégoriquement avoir jamais rien dit de tel, expliquant que ses propos ont été dénaturés (voir la vidéo à partir de 6’10) :

« Cela montre juste le manque de fiabilité des propos rapportés à l’écrit, qu’elles viennent de la Poste ou par e-mail. Je n’ai rien dit de tel ».

George Galloway a-t-il la mémoire courte ? Lorsqu’on se reporte à la vidéo originale des propos qu’il a tenus sur Press TV, ce coutumier des diatribes antisionistes et antiaméricaines y dit précisément ce qui a été rapporté par le site internet de la chaîne satellitaire iranienne :

Voir aussi :
* Pour Ron Paul, le massacre de la Ghouta est un «false flag»
* Quand les marchands de complots réécrivent l’histoire des attentats de Londres
* Cynthia McKinney, icône du conspirationnisme post-11-Septembre