Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
Les rhétoriques de la conspiration, sous la direction d'Emmanuelle Danblon & Loïc Nicolas
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
L'effroyable mensonge, de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel





Par François d’Alançon


Donald Trump accuse (sans preuve) Barack Obama de l’avoir placé « sur écoute »
LU SUR LE WEB : L’ancien président a démenti ces accusations, dans un communiqué publié quelques heures plus tard.

Donald Trump a accusé, samedi 4 mars, Barack Obama de l’avoir mis sur écoute avant l’élection présidentielle du 8 novembre. Le président américain a lancé cette accusation, depuis sa résidence privée de Mar-a-Lago à Palm Beach (Floride), dans une série de cinq tweets, sans donner de détails, ni de preuves. Il a reproché à l’ancien président d’être une « personne malfaisante (ou malade) ».



« Exécrable ! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire », a écrit Donald Trump. « C’est du maccarthysme », a-t-il commenté, en référence à la traque des militants et sympathisants communistes aux États-Unis dans les années 1950. Donald Trump a fait un parallèle avec le scandale du Watergate, l’espionnage politique qui aboutit en 1974 à la démission de Richard Nixon, alors président du pays. (...)

Lire la suite sur le site de La Croix.
Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen
Maxime Darquier montre comment une intox complotiste née sur le Réseau Voltaire de Thierry Meyssan s'est retrouvée dans la bouche de Marine Le Pen puis dans celle de Jean-Luc Mélenchon.



Source : "C Politique", France 5, 24 octobre 2016.

MàJ (31/03/2017) :



Source : "28 minutes", Arte, 30 mars 2017.


Voir aussi :
* Les Européens subventionnent-ils Daesh en achetant son pétrole ?
* Michel Collon sur les attentats de Charlie Hebdo : "les frères Kouachi ont été armés par Fabius"
Hieronymus Bosch, « L'Escamoteur » (entre 1496 et 1520) ; huile sur panneau de bois au Musée de Saint Germain en Laye (Wikipedia)
Entretien avec Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’université Paris Diderot, auteur de plusieurs ouvrages sur les croyances collectives et la cognition dont notamment L’empire des croyances (PUF, 2003), La pensée extrême : comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques (Denoël 2009) et La démocratie des crédules (PUF, 2013).

M.H. : Le mot « post-vérité », en anglais post-truth, a été désigné par Oxford Dictionaries comme mot de l’année 2016. Cela veut-il dire que nous vivons dans des sociétés où la distinction entre le vrai et le faux n’a plus d’importance ?

G.B. : Ce terme de « post-vérité » me semble mal choisi. Je préfère parler, comme je l’ai déjà fait, de « démocratie des crédules », car cette expression permet de souligner le rapport étroit et paradoxal entre le développement de la crédulité et celui de la liberté d’expression. En se servant du terme de « post-vérité », on semble dire que les gens sont devenus indifférents à la vérité, ce que je ne crois pas du tout.

Il existe, au moins métaphoriquement un marché cognitif, un espace fictif, où rentrent en concurrence des propositions intellectuelles qui viennent de milieux sociaux très différents, et, sur ce marché, il y a quatre catégories d’acteurs qui font circuler des informations fausses : ceux qui le font en sachant qu’elles le sont, simplement pour mettre du bordel dans le système ; ceux qui le font par militantisme idéologique afin de servir leur cause ; ceux qui le font pour servir des intérêts politiques, économiques ou même personnels ; enfin ceux qui le font en croyant qu’elles sont vraies, et c’est à leur propos que se pose le plus la question de la post-vérité.

Mais il ne faut pas croire que nous sommes devenus tout d’un coup indifférents à la vérité par l’effet d’une quelconque mutation. Ce n’est pas ainsi que fonctionne la sélection biologique. La thèse que je défends est que les évolutions technologiques et la libéralisation des marchés amplifient des éléments préexistants qui sont de grands invariants de l’être humain.

Si, pour prendre un autre exemple que le marché cognitif, sur le marché de l’alimentation, les produits les plus demandés et les plus présents sont la pizza et le hamburger, c’est qu’ils satisfont à de très anciennes dispositions qui, à l’époque du pléistocène, nous permettaient de stocker du sucre sous forme de graisse, mais qui actuellement favorisent l’augmentation de l’obésité. (...)

Lire la suite sur The Conversation.


Voir aussi :
* Vérité des faits ou défaite de la vérité ? (avec Raphaël Enthoven et Samuel Laurent, "Qui vive", Europe 1, 11 février 2017)
* Sommes-nous entrés dans l'ère de la post-vérité ? (avec Antoine Mercier et Rudy Reichstadt, Akadem, 13 février 2017)

Propos recueillis par Marc-Olivier Bherer


"Les Français d'abord", de Valérie Igounet (Inculte-Dernière marge, 2017)
La présidente du FN a mis en garde, le 26 février à Nantes, les hauts fonctionnaires et a dénoncé les « cabales » qui la viseraient. Pour Valérie Igounet, chercheuse, son discours relève du complotisme.

Historienne spécialiste de l’extrême droite et du négationnisme, Valérie Igounet est chercheuse associée à l’Institut d’histoire du temps présent, au CNRS. Elle est notamment l’auteure du livre Les Français d’abord (Inculte-Dernière marge, 190 p., 19,90 €, 2017). Elle vient également de faire paraître, avec Vincent Jarousseau, une enquête de terrain auprès des électeurs frontistes, L’Illusion nationale (Les Arènes, 168 p., 22,90 €).

En meeting à Nantes, le 26 février, Marine Le Pen a demandé aux fonctionnaires « de se garder de participer » aux « dérives » d’un « personnel politique aux abois » qui leur « demande d’utiliser les pouvoirs d’Etat pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’Etat ». « Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales », a-t-elle prévenu.

Le Monde : Ces déclarations rompent-elles avec la rhétorique généralement employée par la cheffe du Front national ?

Valérie Igounet : Il faut reconnaître qu’un seuil a été franchi. Jamais, la candidate FN n’avait menacé les fonctionnaires ni les magistrats. Il y a encore peu, elle courtisait ouvertement certains fonctionnaires, comme elle le faisait en s’adressant à d’autres catégories socioprofessionnelles, notamment par le biais de différents collectifs du Rassemblement Bleu Marine. Aujourd’hui, il semblerait que plus d’un agent de l’Etat sur cinq ait l’intention de voter Front national pour la présidentielle. Certaines catégories, comme la fonction publique hospitalière, sont davantage représentées dans ce vote FN.
Olivier Sauton dans "Métastases", réalisé par Dieudonné (2012)
Sur fond d'affaire Mehdi Meklat, l'association Memorial 98 contre le racisme et l'antisémitisme a révélé, lundi 20 février, que le comédien Olivier Sauton dissimulait ses liens passés avec Dieudonné M'Bala M'Bala.

Memorial 98 rapporte ainsi qu'Olivier Sauton, qui joue actuellement un spectacle intitulé "Fabrice Luchini et moi", aura opportunément omis de mentionner sur sa biographie officielle ses liens avec le polémiste antisémite :

« Du coup, écrit Memorial 98, c'est toute une partie de sa carrière qu'Olivier Sauton passe aux oubliettes. Son rôle dans "L'Antisémite", où il côtoyait Alain Soral et Robert Faurisson : un "film" en forme de pamphlet négationniste, homophobe et raciste. Il écarte aussi "Métastases", autre morceau de bravoure du 7ème art fasciste, où il incarne la victime du complot des médecins qui profitent ignominieusement de son cancer. Olivier Sauton zappe également le temps où Dieudonné l'accueillait pour son one-man show "Au pays de Sushi", qui fera certaines soirées de la Main d'Or, entre deux meetings d'extrême-droite avec toute la mouvance antisémite et raciste française. »

Le site antiraciste souligne que la promotion de "Fabrice Luchini et moi" « est assurée jusque sur BFM TV, mais a aussi eu des critiques élogieuses du Monde et de Télérama, et le prix du public du Off à Avignon ». « Chez [ses amis Dieudonné et Faurisson], conclut Memorial 98, ça s'appelle une quenelle ».

Par Claire Levenson


Les gens qui se sentent exclus ont plus tendance à adhérer aux théories du complot
LU SUR LE WEB : Les croyances complotistes donnent du sens à la vie de personnes qui se sentent rejetées dans la société, selon des psychologues de Princeton.

Une étude de l'université de Princeton montre que les personnes qui se sentent rejetées et exclues socialement ont plus tendance à être complotistes que les autres. Pour explorer cette corrélation, le professeur de psychologie Alin Coman a organisé deux expériences distinctes avec une centaine de participants. Les résultats sont publiés dans le numéro de mars du Journal of Experimental and Social Psychology.

Dans la première expérience, une centaine de participants devaient décrire un incident désagréable impliquant un ami proche et dire quelles émotions ils avaient ressenti, y compris l'exclusion. Ensuite, ils devaient indiquer à quel point ils étaient d'accord avec plusieurs croyances conspirationnistes populaires (notamment sur les entreprises pharmaceutiques et le gouvernement).

Les chercheurs ont trouvé que les gens qui se sentaient plus exclus adhéraient plus aux théories du complot, probablement car c'était une façon pour eux de donner du sens à leur vie. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Les conspirationnistes sont-ils des ''diplômés frustrés'' ?
Mercredi 22 Février 2017



crédits : Twitter (@redticketblues)
« Ils nous mentent » a récemment déclaré le basketteur américain Kylie Irving, apparemment convaincu par les thèses platistes. « A l'image des créationnistes qui tiennent les darwiniens pour des satanistes attachés à détruire la parole biblique ou du président Trump qui déclare que "toute mauvaise nouvelle est une fausse nouvelle", Kylie Irving prend sa perception pour un jugement. Il affirme que la Terre est plate avant de présenter toute objection comme une mauvaise intention », explique Raphaël Enthoven.


La platitude de la terre est la quintessence du... par Europe1fr

Source : Europe 1, 21 février 2017.

Voir aussi :
* "Ils nous mentent" : star de la NBA, Kyrie Irving est convaincu que la Terre est plate (LCI, 18 février 2017)

Par Science Pop


6 arguments clés pour riposter face à votre ami complotiste
LU SUR LE WEB : L'argumentaire derrière les théories du complot est très fragile.

La plupart des gens ont déjà été confrontés, de près ou de loin, à un partisan des théories du complot. De la conspiration de l’ONU sur le changement climatique jusqu’aux visites d’extra-terrestres, en passant par le fait que la Terre serait plate, ces « théories » sont de toutes sortes. Parfois, la croyance ne se limite pas à une seule d’entre elles, et la méfiance envers toute information « officielle » peut devenir envahissante et favoriser la croyance en l’existence de « mégacomplots » planétaires. Face à un partisan, il est assez courant de se trouver submergé par une masse d’arguments qui paraissent plutôt convaincants. On peut bien sûr décider de ne pas s’en mêler, mais si on pense qu’une réaction est nécessaire, comment s’y prendre ? (...)

Lire la suite sur Science Pop.


Voir aussi :
* J’ai essayé d’interviewer quelqu’un qui croit que la Terre est plate
* Le détecteur de théorie du complot
* Comment distinguer entre complot et théorie du complot ?
Vendredi 17 Février 2017



Par Sébastian Seibt


Affaire Michael Flynn : de Breitbart à Fox, la riposte des "médias amis" s’organise
LU SUR LE WEB : Alors que des contacts entre l'équipe de campagne du président américain et les renseignements russes ont été révélés, des médias ultra-conservateurs comme Breitbart ou Fox News crient au complot visant à renverser Donald Trump.

C’est Donald Trump lui-même qui a sonné la charge. "Pourquoi tant d’informations fuitent à Washington ? C’est ça, le vrai scandale”, s’est emporté le président des États-Unis, mardi 14 février, au lendemain de la démission de son conseiller à la Sécurité nationale Michael Flynn. Une attaque à peine déguisée contre le FBI soupçonné par la Maison Blanche d’avoir susurré à l’oreille des journalistes, que le président était au courant du détail des appels passés par Michael Flynn avec des officiels russes.

Message reçu cinq sur cinq par les médias pro-Trump qui développent jusqu’à plus soif, depuis deux jours, un double argumentaire : la faute de celui qui est à l’origine de la fuite est au moins sinon plus grave que celle de Michael Flynn, et elle révèle une collusion entre les services de renseignement et les médias “libéraux” pour empêcher la nouvelle administration de travailler correctement. (...)

Lire la suite sur le site de France 24.


Voir aussi :
* Le Réseau Voltaire, une source fiable pour le fils du conseiller à la Sécurité nationale de Trump
* Etats-Unis : l’élection qui met les conspirationnistes au pouvoir ?
* Michael Flynn's troubling penchant for conspiracy theories (Politifact.com, 14 février 2017)

Par Grégor Brandy


Comment Donald Trump alimente un complotisme de gauche
LU SUR LE WEB : Des analyses en apparence très approfondies estiment que son récent décret sur l'immigration constitue «un ballon d'essai pour un coup d'État». Et si c'était surestimer son sens de la stratégie ?

Une partie des soutiens de Donald Trump n'a pas chômé en matière de théories complotistes pendant la campagne présidentielle. Entre celle sur le lieu de naissance de Barack Obama, entretenue par Trump lui-même pendant des années, celle sur la santé d'Hillary Clinton ou celle faisant état de meurtres commandités par la candidate démocrate, il y avait de quoi faire. Sans oublier bien sûr le «Pizzagate», qui voudrait que différents membres hauts placés de la campagne d'Hillary Clinton fassent partie d'un réseau pédophile ayant pour QG une pizzeria de Washington. En décembre, un homme armé d'un fusil d'assaut avait même fait irruption dans la pizzeria pour vérifier de lui-même si ce qu'il lisait sur internet était avéré, avant d'être arrêté par la police.

Mais la droite américaine ne semble pas la seule à propager des théories complotistes. La gauche succombe elle aussi à cette tentation après tout juste deux semaines de présidence Trump. On ne parle pas des innombrables théories sur la Russie responsable de tous les maux, mais de celles qui voudraient que les événements de ces derniers jours, notamment le décret interdisant d'entrée sur le territoire américain des citoyens de plusieurs pays à majorité musulmane, constituent en réalité un «ballon d'essai» pour un coup d'État organisé par Trump et ses proches. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Why More Democrats Are Now Embracing Conspiracy Theories (The New York Times, 15 février 2017)

Par Ça parle politique


Découvrez les cinq plus gros diffuseurs de hoax et de théories du complot ! (vous l'aurez compris, pour le titre, on s'est inspiré des vidéos complotistes qui buzzent le plus...)


Source : "Ça parle politique", 14 février 2017.

Voir aussi :
* Pourquoi autant de trucs faux sur Internet ? (Hygiène mentale)
* Les fake news, c'est dangereux ? (Ça parle politique)
Raphaël Enthoven : « Il est aussi difficile d'endiguer une rumeur que de blesser un banc de poissons »
« La rumeur est une nasse qui se nourrit du déni comme des coups qu'on lui porte, explique Raphaël Enthoven. Le silence la conforte, le combat l'accrédite. On ne peut rien contre elle ».


Il est aussi difficile d'endiguer une rumeur... par Europe1fr

Source : Europe 1, 10 février 2017.

Voir aussi :
* Raphaël Enthoven : « La vérité n’a aucune prise sur le soupçon »

Par Le Figaro.fr avec AFP


Kellyane Conway (émission "Hardball" sur MSNBC, le 3 février 2017)
Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump, s'est référée à un massacre... qui n'a jamais eu lieu, en voulant défendre dans une interview le décret anti-immigration signé par Donald Trump la semaine passée.

La conseillère, qui a remis au goût du jour l'expression "faits alternatifs" lors de la polémique sur le nombre de personnes ayant assisté à l'investiture de Donald Trump, était interrogée par la chaîne MSNBC hier soir. Elle a défendu le décret anti-immigration du président en estimant qu'il était identique à une mesure prise par son prédécesseur Barack Obama.

"C'est peut-être nouveau pour les gens mais le président Obama a suspendu durant six mois le programme pour les réfugiés irakiens, après que deux Irakiens entrés dans le pays se sont radicalisés et ont planifié le massacre de Bowling Green. Cela n'avait pas été couvert" par les médias, a-t-elle affirmé. (...)

Lire la suite sur le site du Figaro.


Voir aussi :
* Kellyanne Conway, la conseillère de Donald Trump, défend le président des accusations de mensonges en osant parler de... "faits alternatifs" (Huffington Post, 22 janvier 2017)
* La stupéfiante obstination de partisans de Trump mis face à un mensonge de leur champion
* MàJ : Donald Trump évoque un attentat en Suède... qui n'a jamais eu lieu (L'Obs, 19 février 2017)

Par Radio-Canada


Capture d'écran (chaîne YouTube de "jeanez marre")
À la suite de l'attentat meurtrier dans une mosquée de Québec, qui a coûté la vie à six hommes dimanche dernier, une histoire parallèle et clandestine s'est installée dans certains cercles sur les réseaux sociaux : l'attaque serait un vaste complot et les médias d'information tenteraient d'étouffer la vérité.

Marie-Eve Tremblay et Jeff Yates, chroniqueurs à ICI Grand Montréal, tentent de démontrer comment une théorie du complot prend naissance sur le web.

Pourquoi les journalistes ont-ils initialement rapporté qu'il y avait un deuxième suspect d'origine marocaine, avant de se raviser ? Pourquoi les médias et les services policiers tentent-ils maintenant de convaincre la population qu'il n'y a qu'un seul suspect, Alexandre Bissonnette, de Cap-Rouge ? Est-ce là la preuve que les médias essaient d'occulter la réalité ? Telles sont les questions soulevées par certaines personnes sur les médias sociaux.

Les deux chroniqueurs expliquent comment l'illusion d'un complot provient plutôt de l'empressement des journalistes de relayer l'information de dernière heure, alors qu'une enquête policière suit son cours.


Source : Radio-Canada.ca, 5 février 2017
Michèle Rivasi et Andrew Wakefield
L'eurodéputée Europe-Ecologie-Les Verts Michèle Rivasi organise, le 9 février prochain à Bruxelles, une journée de conférence sur la sûreté des vaccins. Problème : l'événement s'apparente davantage à une opération de désinformation du mouvement anti-vaccination qu'à une journée de sensibilisation aux enjeux de santé publique. En cause : la présence, notamment, d'Andrew Wakefield, ancien médecin radié pour fraude et icone du mouvement anti-vaccination.

L'événement, qui devait initialement être accueilli dans une salle du Parlement européen mais a été déprogrammé probablement après que le groupe écologiste au Parlement européen a désavoué Michèle Rivasi, se tiendra finalement dans un espace loué pour l'occasion.

L'affaire a été révélée le 29 janvier par Yann Kindo, animateur du blog "La faucille et le labo" (hébergé sur Mediapart). Yann Kindo dresse la liste des combats douteux de la parlementaire européenne, notamment en matière d'ondes électromagnétiques ou d'antidépresseurs, sujets sur lesquels elle conteste tout consensus scientifique arguant de l'omniprésence des conflits d'intérêts entre les pouvoirs publics et l'industrie pharmaceutique.

Par Emeline Le Naour (RTL)


#PenelopeGate : la réplique cinglante du "Canard Enchaîné" aux théories complotistes
LU SUR LE WEB | Christophe Nobili, l’un des journalistes à l’origine des nouvelles révélations et Louis-Marie Horeau, rédacteur en chef du journal dénoncent les accusations dont ils font l'objet.

Depuis plus d'une semaine, les coups pleuvent. Et pas seulement sur le clan Fillon. À l'origine des révélations sur le "Penelope gate", le Canard Enchaîné, a dû essuyer une salve d'attaques venant, naturellement des soutiens politiques du candidat mais aussi de la part de certains médias.

Thèse du complot et "instrumentalisation de la gauche"... Les arguments de la défense du candidat, qui a affirmé avoir été "victime d'un coup d'État institutionnel", ont été largement relayés ces derniers jours et cela a fini par agacer le palmipède. Dans un billet, intitulé avec humour "Comme par hasard", paru dans l'édition de mercredi 1er février, le rédacteur en chef du journal satirique Louis-Marie Horeau regrette ces soupçons encouragés par certains de ses confrères.

"De toute manière, il ne peut s'agir que d'"un coup", d'"une opération" bien "orchestrée", écrit-il en reprenant ironiquement l'argumentaire de ses détracteurs. "Refrain connu, il n'est pas interdit d'en rigoler, reprend-t-il plus loin. Un peu moins, tout de même, quand ce sont des journalistes qui reprennent en chœur et sans états d'âme ces analyses de comptoir", blâme le journaliste. (...)

Lire la suite sur le site de RTL.


Voir aussi :
* Le "complot" de la presse contre François Hollande...
* Nicolas Sarkozy, victime d'une machination politico-judiciaire ?

Par Sebastian Dieguez


Pourquoi l’éducation est-elle associée à une plus faible adhésion aux théories du complot ?
Il semble plausible que l’éducation conduise à l’esprit critique, qui conduit au rejet des théories du complot, mais il est toujours possible que l’adhésion aux théories du complot conduise, par manque d’esprit critique, à un faible niveau éducatif.

Quelle réponse faut-il apporter aux théories du complot et à la prolifération de la désinformation ? Plus d’éducation, bien entendu ! De fait, dans le discours public, « l’éducation » résonne souvent comme une solution évidente aux maux de la société, dont le sous-texte convoque immanquablement une « faillite de l’éducation » pour expliquer lesdits problèmes. A ce compte, « l’éducation » et sa prétendue « faillite » offrent à la fois une solution et une explication simple à tous nos problèmes, une rhétorique plutôt ironique à la lumière des résultats d’une étude récente.

Jan-Willem Van Prooijen, prolifique chercheur néerlandais spécialisé dans la psychologie des théories du complot, s’est en effet posé deux questions souvent éludées par les promoteurs de « l’éducation ». Tout d’abord, est-ce que ça marche ? Et si oui, comment ça marche ? On en conviendra, ce sont là deux préliminaires indispensables pour quiconque souhaiterait sincèrement et efficacement « lutter » contre les théories du complot et renforcer l’esprit critique, notamment chez les plus jeunes. Car, aussi surprenant que cela puisse paraître, on en sait assez peu sur ce sujet. Pour l’heure, le rapport entre niveau d’éducation et croyance aux théories du complot est assez mal établi, et on ne sait tout simplement rien de ce qui dans « l’éducation » pourrait influencer ce lien éventuel. (...)

Lire la suite sur espritcritique.info.

Lire l'étude de Jan-Willem Van Prooijen, " Why education predicts decreased belief in conspiracy theories ", Applied Cognitive Psychology, 28 novembre 2016.

Par Vincent Quivy


"Qui n'a pas tué John Kennedy", de Vincent Quivy (Seuil, 2013)
LU SUR LE WEB | À l'occasion de la diffusion par Canal+ de la série «22.11.63», et alors qu'est annoncée une nouvelle déclassification de documents sur l'assassinat de JFK, l'historien Vincent Quivy, auteur de «Qui n'a pas tué John Kennedy?», nous explique pourquoi le flot d’histoires que l'affaire a engendré a fini par recouvrir la vérité.

L’affaire Kennedy ressemble à une immense dune à l’intérieur de laquelle serait cachée, selon une vieille légende, une précieuse pépite. Certains, nombreux, ont décidé de creuser au hasard. D’autres, moins nombreux, ont entrepris de fouiller, grain par grain, la montagne. D’autres, encore, ont, avant de plonger dans le sable, enquêté sur la légende elle-même.

Pour mon livre Qui n'a pas tué John Kennedy ?, j’ai adopté, tour à tour, ces trois attitudes, à savoir: étudier l’affaire Kennedy par le biais d’une piste bien précise, puis tenter de la saisir dans sa globalité, enfin s’intéresser aux nombreuses hypothèses qu’elle a fait naître. Je ne suis pas parvenu à étudier chaque grain de cette immense montagne. Une vie n’y suffirait pas. L’annonce, à intervalles réguliers, de la «déclassification», c’est-à-dire de l’ouverture au public de documents concernant l’affaire Kennedy instille dans l’opinion l’idée que les archives sont rares et les dossiers jalousement conservés par l’administration américaine. Il n’en est rien.

Les chercheurs croulent sous les documents. Les autorités étatsuniennes ont voulu, dès l’origine, faire preuve de transparence. Les controverses sur l’assassinat du président Kennedy, nées dès le lendemain de l’attentat de Dallas, ont poussé l’administration à rendre publique la plupart des éléments afin de prouver qu’elle ne cachait rien. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Des ressources en ligne pour comprendre l'affaire JFK

Par Michel Winock


"Céline. La race, le Juif", d'Annick Duraffour & Pierre-André Taguieff (Fayard, 2017, 1 170 pages).
Annick Duraffour & Pierre-André Taguieff, Céline. La race, le Juif (Fayard, 2017, 1 170 pages).

Peut-on vraiment séparer le romancier génial de l'antisémite virulent ?

Écrivain maudit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Céline est devenu progressivement l'objet d'une admiration qui va jusqu'à le hisser au premier rang des auteurs français du XXe siècle. L'ennui est que Céline est aussi un antisémite fanatique « sans équivalent dans le monde littéraire ». Que faire de cette antinomie ? Les partisans de Céline adoptent des positions différentes, entre minimiser la passion antijuive de l'auteur de Bagatelles pour un massacre ou séparer nettement l'oeuvre romanesque, la seule qui compte, des pamphlets circonstanciels de Céline.

Pierre-André Taguieff et Annick Duraffour observent au contraire « l'entrecroisement de la littérature, de la propagande et d'un engagement politique atypique, sur fond de croyances idéologiques auxquelles les spécialistes de Céline attachent le plus souvent peu d'importance ». La première tâche des auteurs a donc été d'analyser le corpus des lectures qui ont inspiré à l'écrivain sa vision du monde, les antisémites, les hygiénistes, les théoriciens de l'eugénisme, du darwinisme social, de l'anthropologie physique et des théories raciales, ou encore des obsessions conspirationnistes - un préalable à tout essai de compréhension de Céline. De cette exigence, il résulte un essai magnifique d'érudition et passionnant d'un bout à l'autre. (...)

Lire la suite sur le site de L'Histoire.

Lire la 4ème de couverture sur le site des éditions Fayard.

Par Cécile Jandau (Sud-Ouest)


Source : Twitter (@PaulRay64)
LU SUR LE WEB | Fort de son cybermilitantisme acharné, l’iconoclaste fondateur de l’Union populaire républicaine assure être proche des 500 parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à l’Elysée.

L’hiver n’est pas seulement la saison des neiges (pour ceux qui ont la chance d’en avoir). C’est aussi celle qui voit fleurir de nombreuses candidatures les années d’élection présidentielle. Des plus évidentes aux plus loufoques, en passant quelques anecdotiques. Celle de François Asselineau pourrait certainement se ranger dans cette catégorie. Mais sa force de frappe sur Internet et l’écho que rencontrent certaines de ses propositions (controversées) dans ces mêmes sphères posent question.

Son nom ne vous dit peut être rien, mais vous avez certainement aperçu son portrait placardé sur un mur au détour d’une rue. Car François Asselineau ne ménage pas ses efforts pour recruter de nouveaux adhérents depuis qu’il a fondé l’Union populaire Républicaine, en 2007. D’autant que sa candidature s’inscrit dans un contexte particulièrement propice aux discours clivants teintés de théories du complot, tant la défiance à l’égard des dirigeants politiques et des médias est tangible.

Ça, François Asselineau l’a compris depuis longtemps, et sait qu’il a plus que jamais une carte à jouer en 2017. "Les autres politiques changent constamment de versions, moi ça fait 10 ans que je répète qu’il faut sortir de l’Europe", s'enorgueillit cet énarque de 69 ans qui a mené une brillante carrière de haut fonctionnaire et qui s’impose désormais comme le chantre du "Frexit". "Je suis le seul qui dise la vérité", affirme-t-il avec conviction, comme si ça pouvait devenir contagieux. (...)

Lire la suite sur le site de Sud-Ouest.


Voir aussi :
* Qui est François Asselineau, le "pestiféré" des régionales ? (Francetv.info, 1er décembre 2015)
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