Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Bibliothèque
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
Les rhétoriques de la conspiration, sous la direction d'Emmanuelle Danblon & Loïc Nicolas
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
Histoire d'un mythe. La "conspiration" juive et les protocoles des sages de Sion, de Norman Cohn
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard
L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff





Le Réseau Voltaire, une source fiable pour le fils du conseiller à la Sécurité nationale de Trump
C'est un tweet comme il en existe des milliers d'autres. Un tweet relayant un article de Thierry Meyssan publié sur Réseau Voltaire, l'un des sites complotistes les plus influents du monde. Sauf que ce tweet provient de Michael G. Flynn, le fils du du général Michael T. Flynn, prochain conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale des Etats-Unis.

Dans l'après-11 septembre 2001, le Département d'Etat américain a classé le Réseau Voltaire comme l'une des sources majeures de désinformation antiaméricaine dans le monde. Depuis la publication de son ouvrage L'Effroyable imposture (2002), où il prétend qu'aucun avion ne s'est écrasé sur le Pentagone et attribue l'origine des attentats du 11-Septembre à un complot interne, Thierry Meyssan est persona non grata sur le territoire des Etats-Unis.

Le fils du Général Flynn s'était déjà illustré le mois dernier pour avoir relayé la rumeur complotiste dite du Pizzagate, ce qui lui avait valu d'être renvoyé de l'équipe de transition du président élu.

Par Claire Digiacomi


Attentat de Berlin : les papiers d'identité du suspect retrouvés, un déjà-vu qui nourrit les théories du complot
Les frères Kouachi à Paris et Mohamed Lahouaiej Bouhlel à Nice avaient eux aussi abandonné leurs papiers d'identité sur le chemin de leurs attaques.

Le scénario aurait pu être écrit d'avance, s'il n'avait pas été aussi dramatique. Mercredi 21 décembre, près de 36 heures après qu'un poids lourd a foncé dans la foule sur un marché de Noël de Berlin, les médias allemands annoncent que la police a retrouvé les papiers d'identité d'un suspect dans l'habitacle du camion. L'information a été confirmée par les autorités dans les heures suivantes.

Après avoir perdu du temps en interrogeant un demandeur d'asile pakistanais, arrêté près du lieu de l'attaque lundi soir et remis en liberté mardi, la police allemande concentre désormais ses recherches sur un Tunisien de 24 ans, Anis Amri. Avant l'attaque de Berlin, le jeune homme avait fait l'objet d'une enquête judiciaire pour soupçon de préparation d'attentat.

Les frères Kouachi en janvier 2015, Mohamed Lahouaiej Bouhlel en juillet, Anis Amri à Berlin aujourd'hui. Comment ces terroristes, mis en cause ou soupçonnés - Amri n'est pour l'heure qu'un suspect, même s'il est connu pour être proche de la mouvance salafiste-islamiste - dans les enquêtes sur les récents attentats qui ont frappé l'Europe, ont-ils pu abandonner leurs papiers d'identité derrière eux, à la vue directe des policiers ? (...)

Lire la suite sur le site du HuffingtonPost.


Voir aussi :
* Attentat de Berlin : attention aux théories conspirationnistes et aux fausses infos (LeMonde.fr, 20 décembre 2016)
* Attentats: pourquoi il ne faut pas croire la théorie du complot sur les passeports (Buzzfeed.com, 17 novembre 2015)
Vendredi 23 Décembre 2016



Assassinat de l'ambassadeur russe à Ankara : Jirinovski dénonce une "provocation" de l'Occident [MàJ]
Commentant l'assassinat de l'ambassadeur Andreï Karlov à Ankara lundi 19 décembre, le députe russe d'extrême droite Vladimir Jirinovski a suggéré sur Twitter que l'attentat était une opération sous faux drapeau :

« Le meurtre de notre ambassadeur en Turquie est une provocation. L'Occident a peur de l'amitié entre la Russie et la Turquie. Ma plus profonde sympathie aux amis et à la famille d'Andreï Karlov ».

Peu après dans la soirée, le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé : « Nous savons qu'il s'agit d'une provocation visant à (...) nuire au processus de normalisation des relations entre la Turquie et la Russie». Vladimir Poutine a employé les mêmes termes : « Le crime qui a été commis est sans aucun doute une provocation destinée à perturber la normalisation des relations russo-turques et le processus de paix en Syrie».


Source : The Moscow Times, 19/12/2016 ; Europe 1, 19/12/2016.

Voir aussi :
* Assassinat de Nemtsov : un an après, que vaut la thèse de la « provocation » ?
* Pour Poutine, l'attaque chimique du 21 août est une « provocation habile »
Pour le président iranien Rohani, les musulmans doivent s'unir contre un grand complot occidentalo-sioniste
A l'occasion de la 30ème Conférence internationale de l'Unité islamique, organisée à Téhéran, Hassan Rohani a affirmé jeudi 15 décembre 2016 que les massacres en cours dans les pays musulmans étaient orchestrés par les grandes puissances et les sionistes, rapporte la chaîne d'Etat iranienne PressTV.

« Le but des ennemis est de créer le désespoir et de détruire les opportunités des communautés musulmanes. (...) Les grandes puissances ont transformé les rues de Mossoul en rivières de sang et ont détruit cette belle ville. Ils ont tiré de leur sommeil les musulmans et ont réduit en esclavage les filles musulmanes et chrétiennes qui étaient sous la bannière d'un seul gouvernement [le gouvernement syrien - ndlr]. (...) D'abord et avant tout, le péché lié à ces crimes retombe sur les grands colonialistes, les puissances occidentales et les occupants de la région qui ont ouvert la voie à des groupes terroristes, les ont armés et leur ont acheté du pétrole de contrebande. Les seconds coupables sont certains des pays musulmans qui ont donné de l'argent et des armes à des groupes terroristes ».

Source : PressTV, 15 décembre 2016.


Voir aussi :
* Syrie : le président iranien Hassan Rohani dénonce "un complot" occidental

Par Philippe Plassart


(source : influencia.net)
La critique du système ne doit pas rester l’apanage des populistes et autres complotistes.

Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, rejoints par Emmanuel Macron et maintenant François Fillon via ses lieutenants ! Décidément, on se bouscule beaucoup au portillon de l’anti-système en ce début de campagne présidentielle. Un point de ralliement étonnant car jusqu’ici, la dénonciation du “système” était surtout l’apanage des extrêmes – de longue date, Jean-Marie Le Pen a toujours stigmatisé “l’establishment”, quand l’extrême gauche a fait de son combat contre le “système” capitaliste sa raison d’être historique. Que des candidats issus du sérail reprennent l’antienne, voilà qui interpelle, d’autant que derrière la notion de “système”, il n’y a pas grand-chose de précis, selon la plupart des observateurs. Historiquement, c’est De Gaulle qui a dénoncé le premier le “système”. Il visait le fonctionnement des partis qui avaient selon lui paralysé l’action publique sous la IVe République.

Aujourd’hui, la notion est un fourre-tout. “Chacun met ce qu’il veut derrière ce mot-valise”, souligne Sophie Coignard, journaliste d’investigation au Point. “Se revendiquer anti-système signifie se positionner contre. Une posture semble-t-il suffisante pour recueillir les suffrages en surfant sur l’actuelle vague de rejet” analyse l’économiste Charles Wyplosz. Pour autant, la démarche n’a rien d’anodine si l’on en croit le sociologue Pierre-André Taguieff. “La référence au système porte en elle l’existence souterraine d’un gouvernement occulte tissant sa toile. Que cette vision qui puise directement dans le registre complotiste soit reprise par de braves démocrates me surprend. C’est que sans doute, bien que totalement creuse, l’invocation d’un supposé système draine des passions que les hommes politiques tentent de récupérer à leur bénéfice” poursuit le sociologue. (...)

Lire la suite sur le site du Nouvel Economiste.


Voir aussi :
* UMPS (Le Point, 25 juillet 2011)
* MàJ : On ne sort pas davantage du système qu'on ne sort du ciel qui nous contient, par Raphaël Enthoven (Europe 1, 25 janvier 2017)
Conspirationnisme : trois questions à Rudy Reichstadt
Marc Knobel a interrogé Rudy Reichstadt sur les théories du complot. Qu'est-ce qu'une "théorie du complot", l'antisémitisme et le complotisme vont-ils de pair, et comment lutter contre le complotisme ?

Question : Qu'est-ce qu'une théorie du complot ? L’expression, selon le philosophe Pierre-André Taguieff, est malheureuse. Elle donne en effet à penser que les complots n’existent jamais, ce qui est évidemment faux. Aussi le sociologue préfère-t-il parler de « mentalité complotiste ». Etes-vous d'accord ?

RR : Oui. J’ajouterais que l’expression est malheureuse à un second titre car le mot « théorie » suggère une dimension rationnelle là où, en pratique, nous n’avons le plus souvent qu’une présentation malhonnête des faits assortie de spéculations gratuites et d’arguments bancals. Autrement dit, on est très loin d’une « théorie » au sens noble, scientifique du terme. Toujours est-il que nous sommes tributaires d’une expression sans doute imparfaite mais qu’il n’est pas en notre pouvoir de désinventer. Ceux qui cherchent à disqualifier l’expression « théorie du complot », en allant parfois même jusqu’à prétendre qu’elle a été inventée par la CIA – ce qui est totalement faux –, sont aussi généralement ceux qui cherchent à nier l’existence de la chose. Ce n’est donc pas un hasard si les adversaires les plus acharnés de l’usage des mots « complotisme », « conspirationnisme » ou « théorie du complot » sont les complotistes eux-mêmes. (...)

Lire la suite sur le site du CRIF.


Voir aussi :
* Conspirationnisme : un état des lieux (Fondation Jean-Jaurès, 4 mars 2015)
* Lutter contre le conspirationnisme, une tâche ingrate mais nécessaire (Le Plus, 24 février 2016)

Par Samuel Laurent et Adrien Sénécat


Eva Bartlett
Des fausses informations émanant des deux camps ont accompagné la fin de la bataille, mardi, menée par le régime contre la zone rebelle.

Derrière la guerre meurtrière en Syrie se cache aussi un combat médiatique. La victoire de l’armée syrienne sur les rebelles à Alep, mardi 13 décembre, s’est accompagnée de fausses images et d’intox qui compliquent encore un peu plus la tâche à qui veut s’informer sur la situation en Syrie. Et si beaucoup viennent du camp favorable à Bachar Al-Assad, les soutiens des rebelles versent eux aussi dans la désinformation.

La journaliste censée « démonter » la « rhétorique des médias »

« Une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie. » Une vidéo du site financé par le pouvoir russe Russia Today a largement circulé depuis sa publication, mercredi 13 novembre, reprise notamment en français par des sites extrémistes ou conspirationnistes, comme ArretSurInfo.ch ou LesMoutonsEnragés.fr. (...)

Lire la suite sur LeMonde.fr.


Voir aussi :
* Comment une vidéo conspirationniste sur la Syrie est devenue la deuxième la plus vue sur YouTube (Les Inrocks, 15 décembre 2016)
* A Alep, la guerre est aussi celle de l'information (L'Obs, 16 décembre 2016)

Par Hubert Guillaud


Dessin paru dans The New Yorker
Depuis l’élection de Trump, la question de la propagation de fausses informations semble révéler d’une véritable crise de confiance dans notre système médiatique et politique, comme l’expliquait récemment le chercheur en science de l’information Olivier Ertzscheid.

De partout, les esprits s’agitent pour tenter de trouver des réponses. Eli Pariser, celui qui a imaginé le concept de « bulles de filtres » tant mis en question ces dernières semaines, a ouvert un Google Doc pour recueillir des solutions. Le document fait désormais plus de 100 pages et Nicky Woolf, pour le Guardian, a tenté d’en faire la synthèse.

Des solutions… concrètes ?

Les solutions relèvent de trois grandes catégories synthétise-t-il : faire vérifier l’information par des éditeurs humains, avoir recours au crowdsourcing (c’est-à-dire à la foule des internautes pour classer le bon grain de l’ivraie en permettant à des gens d’avoir un statut de vérificateur par exemple), ou trouver des solutions techniques ou algorithmiques. L’article du Guardian liste une petite quinzaine de solutions, avec les arguments en leur faveur et en leur défaveur. Elles vont de la labellisation des médias ou des publications, à la séparation des informations de leur partage ou commentaire, en passant par l’ajout de marqueurs sur les fausses informations ou les articles qui posent problème, ou consiste encore à ajouter un temps d’attente avant tout partage pour diminuer la viralité de la propagation des informations. (...)

Lire la suite sur InternetActu / LeMonde.fr.
Holocauste : la question qu’il vaut mieux ne pas poser à Google
Quand un internaute anglophone tape sur Google la question “Did the Holocaust happen?” le premier lien vers lequel renvoie le moteur de recherche est un site néonazi.

“Top 10 des raisons montrant que l’Holocauste n’a pas eu lieu.” Voici le premier résultat vers lequel Google renvoie lorsqu’un internaute lui demande, en anglais, si l’Holocauste a eu lieu. L’article en question émane du site Stormfront, un site néonazi, précise le journal britannique. C’est The Guardian qui, dimanche 11 décembre, révélait cette information.

Le deuxième résultat qui s’affiche est la page Wikipedia consacrée au négationnisme et, dès le troisième, le massacre de 6 millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale est de nouveau remis en cause, avec le titre suivant : “L’arnaque de l’Holocauste : ÇA N’A JAMAIS EU LIEU.” (...)

Lire la suite sur le site de Courrier International.


Voir aussi :
* « Et François Hollande, il est juif ? »
* Le négationniste Vincent Reynouard condamné à cinq mois de prison ferme
Samedi 17 Décembre 2016



Par Claire Levenson


Noah Pozner (2006-2012), victime du massacre de Sandy Hook
Les conspirationnistes, qui pensent que la fusillade à l'école de Sandy Hook était une mise en scène du gouvernement, tirent leurs «informations» de médias qui ont soutenu la candidature de Trump.

Depuis que vingt enfants et six adultes ont été assassinés dans l'école primaire de Sandy Hook dans le Connecticut en 2012, des militants conspirationnistes maintiennent que la fusillade était une mise en scène. Le gouvernement américain aurait embauché des acteurs pour jouer ce drame, le tout afin de justifier de nouvelles lois limitant le droit au port des armes.

Non contents de publier leurs interprétations sur Internet, les adeptes de cette théorie se sont rapidement mis à harceler les familles des victimes. Peu après la tragédie, un homme a volé des plaques commémorant deux enfants tués pendant la fusillade et a appelé les parents pour leur dire que leurs enfants n'avaient jamais existé. (Il a été arrêté en 2014).

Lenny Pozner, dont le fils Noah a été assassiné à l'école ce jour-là, a reçu des milliers de menaces par internet et par téléphone, notamment parce qu'il a créé une organisation pour lutter contre les contenus complotistes sur Internet (il est parvenu à faire retirer des centaines d'articles en portant plainte pour violation des droits d'auteur lorsque quelqu'un postait une photo de son fils). Le 7 décembre, une des personnes qui l'avait harcelé, a été inculpée en Floride pour l'avoir menacé de mort. Lucy Richards, 57 ans, lui avait plusieurs fois envoyé ces phrases : «Tu vas mourir. La mort va bientôt venir à toi.» (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Newtown : ces conspirationnistes qui s’en prennent aux familles de victimes
* Gene Rosen, héros de Newtown, est harcelé par des théoriciens du complot
* "Pizzagate" : la rumeur complotiste débouche sur un coup de fusil

Par Libération


Michael G. Flynn et son père, le général Michael T. Flynn
Le fils de l'ancien général Michael Flynn, choisi mi-novembre par Donald Trump pour être son conseiller en matière de sécurité nationale, a été renvoyé de l'équipe de transition du président élu pour avoir relayé des théories conspirationnistes. (...)

Lire la suite sur le site de Libération.


Voir aussi :
* Hillary Clinton à propos des suites des fausses informations : "Des vies sont en danger"

Par Big Browser


L’homme qui fit croire (malgré lui) que la Finlande n’existait pas
Raconter des anecdotes d’enfance sur Internet peut créer une théorie du complot qui vous dépasse.

Que savez-vous sur la Finlande ? Probablement pas grand-chose, insinue Vice, qui a retrouvé l’auteur de la théorie complotiste la plus absurde de la décennie : celle qui prétend que la Finlande n’a jamais existé.

Jack n’est pas un conspirationniste comme les autres. Il y a un an, ce jeune homme ne faisait que répondre sur Reddit à un post sur « les trucs que vous ont raconté vos parents et que vous pensiez complètement normaux avant de réaliser plus tard que ce n’était pas normal du tout ». Les siens lui ont un jour fait croire que la Finlande n’existait pas, en inventant une théorie complètement farfelue impliquant la Russie, le Japon, le Transsibérien, les téléphones Nokia et une réserve de poissons. Jack raconte son histoire, mais sans vraiment insister sur le fait qu’il s’agit, évidemment, d’une pure invention. Lui n’y croit pas. Mais d’autres y croiront pour lui. (...)

Lire la suite sur LeMonde.fr.


Voir aussi :
* Les théories du complot ne sont pas juste de petites histoires rigolotes
* J’ai essayé d’interviewer quelqu’un qui croit que la Terre est plate
Samedi 10 Décembre 2016


Tags : finlande japon

Par Peggy Sastre


Les fausses infos marchent particulièrement bien chez les plus jeunes
Selon une grande enquête menée par le Stanford History Education Group, qui s'occupe notamment de concevoir des programmes d'histoire pour l'équivalent américain de l'école primaire, le phénomène des «fausses infos» est particulièrement délétère chez les plus jeunes. Ces derniers sont les moins bien armés intellectuellement pour distinguer les sources crédibles des pourvoyeurs de contrevérités et de désinformation sur internet. En particulier, il leur est très difficile de faire la différence entre un contenu publicitaire et un contenu informatif et ils ont souvent toutes les peines du monde à identifier la source d'un article. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Surinformés ou désinformés ? Les ados à l'heure du complot (France Inter)
* Sondage : les jeunes plus sensibles aux théories du complot sur Internet
* Les jeunes de plus en plus séduits par les théories du complot
Quand la théorie du complot sape la couverture vaccinale
Sur son blog {Sciences²}, Sylvestre Huet propose une fort intéressante interview de Jocelyn Raude, sociologue à l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) sur l'exception française en matière de vaccination. Extrait :

« Les thèses hétérodoxes sur la vaccination qui sont à l’origine de la vague de "vaccino-scepticisme" comparable au climato-scepticisme existent en effet depuis les années 1970. Mais elles restaient confinées à des revues confidentielles, spécialisées dans les modes de vie alternatifs dits "naturels" et à de petits réseaux. Avec l’émergence et la généralisation d’Internet et des réseaux sociaux numériques, ces thèses radicales ont été soudain relayées avec une efficacité inédite dans la blogosphère ou les réseaux sociaux. Aujourd’hui, les sites qui soutiennent des thèses radicales sont beaucoup plus nombreux que ceux défendant la vaccination ou une approche critique fondée sur les preuves. Le nouvel espace public virtuel du numérique est littéralement saturé par ces messages qui vont jusqu’à la théorie du complot et c’est de mon point de vue un facteur structurel de démobilisation tout à fait inédit. Il est remarquablement plus intense en France que dans de nombreux autres pays comparables. »

Lire l'intégralité de l'interview sur LeMonde.fr.

Par Guillaume Gendron


Edgar M. Welch
Un homme a ouvert le feu dans une pizzeria, influencé par une théorie du complot anti-Clinton. Pour la presse, ce fait divers illustre l'inquiétante influence des «fake news».

Un dimanche après-midi dans la capitale américaine. Sur le coup de 15 heures, Edgar M. Welch, 28 ans, entre dans Comet Ping Pong, une pizzeria située dans un quartier chic du nord-ouest de Washington DC. L’homme pointe son fusil sur un employé qui parvient à s’échapper, puis tire dans ce restaurant apprécié des familles et des musiciens locaux, qui s’y produisent régulièrement. Aux policiers, qui l’arrêtent rapidement après le coup de feu, Welch explique avoir fait le déplacement de Caroline du Nord pour «enquêter lui-même» sur ce que le web complotiste a baptisé le «pizzagate».

Pour faire simple (pas évident tant la pseudo-affaire est alambiquée), les partisans du soi-disant pizzagate sont persuadés que le restaurant est une couverture derrière laquelle opère un vaste réseau pédophile sataniste, dont les principaux bénéficiaires seraient les cadres du Parti démocrate et le cerveau John Podesta, le directeur de campagne d’Hillary Clinton. Depuis des semaines, James Alefantis, le propriétaire de Comet Pizza et par ailleurs influent leveur de fonds pro-démocrate au niveau régional, est visé par des menaces de mort, en ligne et par téléphone. Alertée, la police locale avait d’ailleurs renforcé ses patrouilles dans la zone récemment, ce qui explique probablement l’arrestation rapide du suspect. (...)

Lire la suite sur le site de Libération.


Voir aussi :
* Le pizzagate, dernière délirante théorie du complot anti-Clinton (Slate.fr, 23/11/2016)
* Un site adepte des théories du complot semble inspirer Trump (L'Express, 30/11/2016)
11-Septembre : seulement 4% des musulmans britanniques pensent qu'Al-Qaïda est responsable des attentats
Une enquête d'opinion publiée vendredi 2 décembre 2016 et menée auprès d'un échantillon de 3 000 musulmans britanniques révèle que 31% d'entre eux pensent que le gouvernement américain lui-même est responsable des attentats du 11 septembre 2001 (39% chez les 18-24 ans).

L'étude, réalisée par ICM pour le compte du think tank Policy Exchange, consacre 9 pages au rapport qu'entretiennent les musulmans britanniques avec le conspirationnisme.

Les résultats du sondage suggèrent un décalage profond entre les représentations du monde de la minorité musulmane et le reste de la société britannique : seulement 4% des musulmans du Royaume-Uni (contre 71% du groupe de contrôle ; voir ci-dessous) pensent ainsi qu'Al-Qaïda est responsable des attentats du 11-Septembre. Dans le même temps, ils sont 7% à estimer que les Juifs sont derrière ces attaques (contre 1% du groupe de contrôle). 52% déclarent enfin « ne pas savoir » qui a commandité les attaques.

L'enquête montre qu'environ 40% des musulmans britanniques, et parmi eux plus spécifiquement les étudiants, sont sensibles aux théories du complot et pensent qu'elles «contiennent souvent des éléments de vérité».
La stupéfiante obstination de partisans de Trump mis face à un mensonge de leur champion
Le président élu des États-Unis Donald Trump a dénoncé une fraude électorale, affirmant sans preuve que des « millions de gens » avaient voté « illégalement » au scrutin qu’il a remporté face à Hillary Clinton - en dépit des deux millions de voix d'avance de la candidate démocrate. Quelques jours plus tard, ce jeudi 1er décembre, CNN a réuni un panel d'électeurs républicains.

Malgré la réfutation rigoureuse de l'intox relayée par Trump, montrant qu'elle était dénuée de tout fondement, certains de ses partisans continuent d'y souscrire. L'une d'entre eux, Paula Johnson, rapporte que, dans son bureau de vote, des personnes lui auraient déclaré : « Le président [Obama] a dit que je pouvais voter, je suis ici illégalement ».

La journaliste de CNN, Alisyn Camerota, lui demande alors où elle a entendu que Barack Obama avait déclaré que les immigrés sans papiers pouvaient voter illégalement. C'est alors qu'intervient Susan DeLemus, une autre supporter de Trump, affirmant que l'on peut en trouver la preuve... sur Facebook.

Alisyn Camerota procède à une sommaire vérification sur son téléphone portable et trouve une vidéo d'un discours de Barack Obama assortie d'un titre trompeur. Elle conclue qu'Obama n'a jamais rien dit de tel lorsqu'on se réfère à la transcription de son discours.

... Ce qui n'empêche pas Paula Johnson de s'enferrer dans sa croyance : « Je crois qu'il y a de la fraude électorale dans ce pays ».


Voir aussi :
* La nouvelle intox de Trump sur les millions de votes illégaux pour Clinton (Libération, 30 novembre 2016)
Beppe Grillo
Une enquête de Buzzfeed News se penche sur l'environnement médiatique en Italie, où se déroulera dimanche un référendum sur une réforme constitutionnelle voulue par le Premier ministre Matteo Renzi. L'article évoque de nombreux sites relayant de fausses informations, à l'image de ceux qui ciblaient les pro-Trump outre-Atlantique.

Ces sites, présentés comme proches du Mouvement 5 étoiles (M5S) - le parti populiste créé en 2009 par le l'humoriste Beppe Grillo - rencontrent un succès sur les réseaux sociaux comparables, en terme de propagation virale, à celui de médias traditionnels. Pire, ils seraient directement liés au M5S qui en tirent d'importants revenus, d'après Buzzfeed. Pour un ex-employé de Google Ads, évoquant les sites de fausses news basés en Macédoine qui ont perturbé la campagne américaine, «c'est comme si Trump était le propriétaire des sites macédoniens».


Source : Libération, 29 novembre 2015.

par Xavier Colas


Hoax : « le complotisme est un classique des idéologies les plus extrêmes »
Arnaud Mercier, professeur à l’Institut français de presse de Paris et président du site The Conversation France, décrypte les causes et les conséquences de la diffusion massive de fausses informations sur le web.

Si la rumeur est inhérente à l’histoire politique moderne et contemporaine, les colporteurs de pamphlets et autres libelles du XVIe siècle, apparus avec l’essor de l’imprimerie, font figure de petits artisans de la calomnie face aux hoax.

“Le pape François appelle à voter Donald Trump” ou encore “les Clinton s’offrent une somptueuse demeure de 200 millions de dollars aux Maldives”… ces fausses informations en circulation sur le web ont, en effet, envahi les réseaux sociaux durant la campagne électorale américaine. Sur le premier d’entre eux, Facebook (1,7 milliard d’utilisateurs actifs à travers le monde), les théories du complot ont même particulièrement fait florès dans les trois derniers mois précédant l’élection de Donald Trump. Au point de générer, sur cette période, davantage d’interactions sur le réseau social que les informations diffusées par les médias traditionnels. (...)

Lire la suite sur le site de la Revue des Deux Mondes.

Par Morgane Tual


Des chercheurs de l’université de Stanford qualifient la capacité de raisonnement des jeunes sur l’information en ligne de « désolante », étude à l’appui.

Alors que la question des fausses informations circulant en ligne a fait l’objet d’une polémique après l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, l’université de Stanford (Californie) a publié, mardi 22 novembre, le résumé d’une étude à paraître sur le niveau de vigilance des adolescents et des jeunes adultes en la matière ; elle a été relayée par le Wall Street Journal. Constat : les ceux-ci sont rarement capables de distinguer le vrai du faux.

« La capacité de raisonnement des jeunes sur l’information en ligne peut être résumée en un seul mot : désolante », peut-on lire dans l’introduction de cette étude, menée auprès de 7 804 élèves et étudiants, du collège à l’université, entre janvier 2015 et juin 2016. « Nos “digital natives” sont peut-être capables de passer de Facebook à Twitter tout en publiant un selfie sur Instagram et en envoyant un texto à un ami, mais quand il s’agit d’évaluer l’information qui transite par les réseaux sociaux ils sont facilement dupés. » (...)

Lire la suite sur le site du Monde.
Jeudi 24 Novembre 2016



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