Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
Histoire d'un mythe. La "conspiration" juive et les protocoles des sages de Sion, de Norman Cohn
La Foire aux illuminés, de Pierre-André Taguieff
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
La Société parano, de Véronique Campion-Vincent
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
L'effroyable mensonge, de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter





Par Le HuffPost avec AFP


Marine Le Pen (Châteauroux, samedi 11 mars 2017)
LU SUR LE WEB : La présidente du FN a cité pêle-mêle les «tireurs de ficelles à Wall Street», «le dîner du Siècle» et les «dérives totalitaires» de l'Europe.

On le sait, le «système» est l'une des cibles favorites de la présidente du Front national. Mais à Châteauroux ce samedi 11 mars, Marine Le Pen est allée encore plus loin dans la rhétorique complotiste, allant jusqu'à prêter à l'Union européenne des «dérives totalitaires».

Selon la présidente du FN, qui ne craint pas de changer d'avis, l'UE nourrirait un «sombre projet» d'armée européenne afin de «tenir les peuples par les armes», ce qui illustrerait ses «dérives totalitaires». «Aujourd'hui, le "système" cherche à nous vendre l'idée saugrenue, stupide d'une armée européenne», a lancé Marine Le Pen devant 1500 personnes, soit la moitié de la capacité de la salle où elle s'exprimait.

«L'Europe dans sa réalité politique et humaine sera toujours une multitude de peuples, donc d'Etats et donc d'intérêts. Donc je le répète, une armée européenne, pour quoi faire ?», a demandé Marine Le Pen. «Quel sombre projet ont-ils derrière la tête quand ils mettent en avant une telle idée ? Serait-ce pour mettre à bas toute velléité d'indépendance des Etats et finalement tenir les peuples par les armes ?», a-t-elle interrogé. (...)

Lire la suite sur Le Huffington Post.



Voir aussi :
* Marine Le Pen et le « Léviathan mondialiste »
* Martine Aubry a dîné au "Siècle"… et après ?!

Par Dominique Albertini


De dr. à g. : Fr. Asselineau, Etienne Chouard, Robert Ménard. De g. à dr. : Slobodan Despot et Alain Benajam (Université de l'UPR, 22 septembre 2012)
LU SUR LE WEB : Muni de ses 500 signatures, il défendra un discours ultrasouverainiste, marqué aussi par ses tendances complotistes.

Vous le connaissez peut-être sans l’avoir rencontré, car les affiches de son mouvement tapissent les villes et les campagnes. Officiellement doté de 524 parrainages d’élus depuis vendredi, François Asselineau participera pour la première fois à l’élection présidentielle. Il y fera sans doute office de seul véritable «candidat surprise». Président de l’Union populaire républicaine (UPR), Asselineau occupera un créneau souverainiste déjà visé par Nicolas Dupont-Aignan et, surtout, Marine Le Pen. Mais ce n’est pas la seule chose à savoir du haut fonctionnaire qui «monte malgré le silence des médias», et dont le mouvement est aussi connu pour ses tendances complotistes.

Peu connu du grand public, le candidat Asselineau, 59 ans, est cependant familier des affaires publiques. Diplômé de HEC et de l’ENA, dont il sort inspecteur des finances, ce haut fonctionnaire poursuit sa carrière dans plusieurs ministères de droite au cours des années 90. Au début des années 2000, le voilà directeur de cabinet de Charles Pasqua, alors président du conseil général des Hauts-de-Seine. Il entame en parallèle son parcours politique dans les milieux souverainistes de droite, rejoignant en 1999 le Rassemblement pour la France de Pasqua et Philippe de Villiers. (...)

Lire la suite sur le site de Libération.

Par Paulo A. Paranagua


Le président vénézuélien Nicolas Maduro
LU SUR LE WEB : A l’évidence, une dizaine de militaires et une cinquantaine de fusils ne suffisent pas à renverser un gouvernement, même aussi impopulaire que celui de Nicolas Maduro.

Le général Raul Baduel, ancien ministre de la défense, ami et compère de l’ex-président vénézuélien, le lieutenant-colonel Hugo Chavez (1999-2013), aurait dû retrouver sa liberté vendredi 3 mars, après avoir purgé une peine de presque huit ans de prison. Au lieu de quoi, il s’est vu accuser d’atteinte « à l’intégrité et l’indépendance de la nation ». Dès jeudi, il a été déféré sans ménagement par le renseignement militaire devant un tribunal, pour complot et trahison.

A l’origine, le général Baduel avait été condamné pour corruption lors de l’achat d’armement militaire. Une accusation infamante, qu’il balayait d’une main, d’autant plus facilement que sa famille nombreuse ne vit pas dans le luxe. Lors de la tentative de putsch de 2002, c’est lui qui avait sorti Chavez de prison et l’avait remis en selle. Pour sa loyauté, il avait reçu le grade de général en chef et le portefeuille de la défense.

L’amitié entre les deux officiers s’était brisée lorsque le chef de l’Etat a voulu s’éterniser au pouvoir, en organisant des scrutins à répétition. Lors du référendum de 2007 sur une réforme de la Constitution, Baduel était dans le camp du non, qui l’emporta de justesse. Un « dossier » concocté en temps record a suffi à la justice militaire pour condamner l’ex-ministre à un long séjour à la prison militaire de Ramo Verde, à une heure de Caracas.

En août 2015, le général, âgé aujourd’hui de 61 ans, a bénéficié de la liberté conditionnelle. La veille de sa libération complète, début mars, son avocat, Omar Mora Tosta, en avait eu la confirmation, mais avait alerté l’opinion sur « une nouvelle persécution ». En effet, Baduel est à nouveau en prison. (...)

Lire la suite sur Le Monde.fr.


Voir aussi :
* Le chef de Ciudadanos accusé de "conspirer" contre le Venezuela

Par Luc Cédelle


Gearoid O’Colmain sur la chaîne russe internationale RT (14 novembre 2015)
Commençons par une précaution : je ne suis pas spécialiste des médias. Je ne dispose pas non plus du temps nécessaire pour me livrer à des enquêtes très poussées en ce domaine. Voilà pour les limites, que j’assume, de ce billet. En revanche, je revendique une observation attentive de ce qui a trait à la circulation de l’information au sens large, c’est-à-dire englobant les propagandes extrémistes et les fausses informations délibérées. Et en tant que journaliste éducation, la question de l’éducation aux médias et à l’information (EMI) – désormais intégrée aux programmes scolaires – me concerne, de même que la mobilisation amorcée depuis février 2016 dans l’éducation nationale contre l’emprise des théories complotistes auprès des jeunes scolarisés (et de certains de leurs encadrants adultes). Mobilisation dont j’ai eu l’occasion de traiter dans la Lettre de l’éducation. Par ailleurs, les récents développements de l’actualité internationale, autour du couple angoissant formé par Donald Trump et Vladimir Poutine et de leur rapport à l’information, ont donné à ces questions une dimension nouvelle.

C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier l’information donnée par un article du 14 janvier 2017 du Monde, faisant état des projets – dont la réalisation serait imminente – de la chaîne RT (Russia Today) en France. Présent à la fois sur Internet et sous forme de chaînes de télévision (en anglais, en arabe et en espagnol), ce média international a reçu dans le budget russe 2017 « une enveloppe supplémentaire de 1,22 milliard de roubles (19,2 millions d’euros), portant à 18,7 milliards (295 millions d’euros) sa subvention annuelle de l’Etat », indique l’article. « Cette rallonge, supérieure à l’augmentation globale destinée aux chaînes de télévision russe (…) a été introduite après la première lecture du budget à l’initiative du gouvernement qui l’a justifiée par "la création, le développement et la distribution d’une chaîne de télévision en langue française". Prévue depuis 2014, mais gelée en raison de la crise financière aiguë traversée depuis par la Russie, la version française de RT est ainsi ranimée. » (...)

Lire la suite sur Le Monde.fr.


Voir aussi :
* Fausses images et propagande de la bataille d’Alep
* Christoph Hörstel et le « management de la terreur »
* Russia Today, Hillary Clinton et les Illuminati

Par Matthieu Goar & Jean-Baptiste de Montvalon


Manifestation de soutien à François Fillon, dimanche 5 mars 2017, place du Trocadéro à Paris (crédits : Twitter / @fillon2017_14)
LU SUR LE WEB : « Machination », « prise de pouvoir des juges », déserteurs « couilles molles » : le rassemblement place du Trocadéro, dimanche, a réuni le noyau dur des soutiens de François Fillon.

Ils sont venus soutenir leur candidat au cœur de la tempête, dans une campagne aussi instable que la météo, dimanche 5 mars à Paris, où la pluie battante alternait avec de courtes éclaircies. Les défections se sont multipliées en quelques jours, la droite est fracturée, du sommet à la base. Mais la place du Trocadéro, dans le 16e arrondissement, pendant les quelques heures du rassemblement voulu par François Fillon, est exempte de divisions. Militants et sympathisants ont répondu à l’appel pour incarner le « peuple », en modèle réduit ; et la « résistance »… y compris à une partie non négligeable de leur propre famille politique.

Aucune pancarte, conformément aux instructions données par les organisateurs, juste des drapeaux tricolores distribués dès les points de filtrage. Pas de slogan, hormis des « Fillon président ! » entonnés à intervalles réguliers, tandis que la place se remplit peu à peu. Ceux qui sont venus profitent de cet entre-soi pour témoigner autant de leur foi en leur candidat que de leur aversion pour tous ceux – juges, journalistes, élus, et autres adversaires indéterminés – qui se mettent en travers de sa route. (...)

Lire la suite sur le site du Monde.
Alain Juppé
Dans la conférence de presse qu'il a tenu lundi 6 mars au matin, le maire de Bordeaux a regretté un « gâchis » pour la droite et le centre. S'agissant de François Fillon, il a déclaré :

« Le déclenchement des investigations de la justice à son encontre, son système de défense, fondé sur la dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique, l'ont conduit dans une impasse ».

Par François d’Alançon


Donald Trump accuse (sans preuve) Barack Obama de l’avoir placé « sur écoute »
LU SUR LE WEB : L’ancien président a démenti ces accusations, dans un communiqué publié quelques heures plus tard.

Donald Trump a accusé, samedi 4 mars, Barack Obama de l’avoir mis sur écoute avant l’élection présidentielle du 8 novembre. Le président américain a lancé cette accusation, depuis sa résidence privée de Mar-a-Lago à Palm Beach (Floride), dans une série de cinq tweets, sans donner de détails, ni de preuves. Il a reproché à l’ancien président d’être une « personne malfaisante (ou malade) ».



« Exécrable ! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire », a écrit Donald Trump. « C’est du maccarthysme », a-t-il commenté, en référence à la traque des militants et sympathisants communistes aux États-Unis dans les années 1950. Donald Trump a fait un parallèle avec le scandale du Watergate, l’espionnage politique qui aboutit en 1974 à la démission de Richard Nixon, alors président du pays. (...)

Lire la suite sur le site de La Croix.
Hieronymus Bosch, « L'Escamoteur » (entre 1496 et 1520) ; huile sur panneau de bois au Musée de Saint Germain en Laye (Wikipedia)
Entretien avec Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’université Paris Diderot, auteur de plusieurs ouvrages sur les croyances collectives et la cognition dont notamment L’empire des croyances (PUF, 2003), La pensée extrême : comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques (Denoël 2009) et La démocratie des crédules (PUF, 2013).

M.H. : Le mot « post-vérité », en anglais post-truth, a été désigné par Oxford Dictionaries comme mot de l’année 2016. Cela veut-il dire que nous vivons dans des sociétés où la distinction entre le vrai et le faux n’a plus d’importance ?

G.B. : Ce terme de « post-vérité » me semble mal choisi. Je préfère parler, comme je l’ai déjà fait, de « démocratie des crédules », car cette expression permet de souligner le rapport étroit et paradoxal entre le développement de la crédulité et celui de la liberté d’expression. En se servant du terme de « post-vérité », on semble dire que les gens sont devenus indifférents à la vérité, ce que je ne crois pas du tout.

Il existe, au moins métaphoriquement un marché cognitif, un espace fictif, où rentrent en concurrence des propositions intellectuelles qui viennent de milieux sociaux très différents, et, sur ce marché, il y a quatre catégories d’acteurs qui font circuler des informations fausses : ceux qui le font en sachant qu’elles le sont, simplement pour mettre du bordel dans le système ; ceux qui le font par militantisme idéologique afin de servir leur cause ; ceux qui le font pour servir des intérêts politiques, économiques ou même personnels ; enfin ceux qui le font en croyant qu’elles sont vraies, et c’est à leur propos que se pose le plus la question de la post-vérité.

Mais il ne faut pas croire que nous sommes devenus tout d’un coup indifférents à la vérité par l’effet d’une quelconque mutation. Ce n’est pas ainsi que fonctionne la sélection biologique. La thèse que je défends est que les évolutions technologiques et la libéralisation des marchés amplifient des éléments préexistants qui sont de grands invariants de l’être humain.

Si, pour prendre un autre exemple que le marché cognitif, sur le marché de l’alimentation, les produits les plus demandés et les plus présents sont la pizza et le hamburger, c’est qu’ils satisfont à de très anciennes dispositions qui, à l’époque du pléistocène, nous permettaient de stocker du sucre sous forme de graisse, mais qui actuellement favorisent l’augmentation de l’obésité. (...)

Lire la suite sur The Conversation.


Voir aussi :
* Vérité des faits ou défaite de la vérité ? (avec Raphaël Enthoven et Samuel Laurent, "Qui vive", Europe 1, 11 février 2017)
* Sommes-nous entrés dans l'ère de la post-vérité ? (avec Antoine Mercier et Rudy Reichstadt, Akadem, 13 février 2017)

Propos recueillis par Marc-Olivier Bherer


"Les Français d'abord", de Valérie Igounet (Inculte-Dernière marge, 2017)
La présidente du FN a mis en garde, le 26 février à Nantes, les hauts fonctionnaires et a dénoncé les « cabales » qui la viseraient. Pour Valérie Igounet, chercheuse, son discours relève du complotisme.

Historienne spécialiste de l’extrême droite et du négationnisme, Valérie Igounet est chercheuse associée à l’Institut d’histoire du temps présent, au CNRS. Elle est notamment l’auteure du livre Les Français d’abord (Inculte-Dernière marge, 190 p., 19,90 €, 2017). Elle vient également de faire paraître, avec Vincent Jarousseau, une enquête de terrain auprès des électeurs frontistes, L’Illusion nationale (Les Arènes, 168 p., 22,90 €).

En meeting à Nantes, le 26 février, Marine Le Pen a demandé aux fonctionnaires « de se garder de participer » aux « dérives » d’un « personnel politique aux abois » qui leur « demande d’utiliser les pouvoirs d’Etat pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’Etat ». « Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales », a-t-elle prévenu.

Le Monde : Ces déclarations rompent-elles avec la rhétorique généralement employée par la cheffe du Front national ?

Valérie Igounet : Il faut reconnaître qu’un seuil a été franchi. Jamais, la candidate FN n’avait menacé les fonctionnaires ni les magistrats. Il y a encore peu, elle courtisait ouvertement certains fonctionnaires, comme elle le faisait en s’adressant à d’autres catégories socioprofessionnelles, notamment par le biais de différents collectifs du Rassemblement Bleu Marine. Aujourd’hui, il semblerait que plus d’un agent de l’Etat sur cinq ait l’intention de voter Front national pour la présidentielle. Certaines catégories, comme la fonction publique hospitalière, sont davantage représentées dans ce vote FN.
Olivier Sauton dans "Métastases", réalisé par Dieudonné (2012)
Sur fond d'affaire Mehdi Meklat, l'association Memorial 98 contre le racisme et l'antisémitisme a révélé, lundi 20 février, que le comédien Olivier Sauton dissimulait ses liens passés avec Dieudonné M'Bala M'Bala.

Memorial 98 rapporte ainsi qu'Olivier Sauton, qui joue actuellement un spectacle intitulé "Fabrice Luchini et moi", aura opportunément omis de mentionner sur sa biographie officielle ses liens avec le polémiste antisémite :

« Du coup, écrit Memorial 98, c'est toute une partie de sa carrière qu'Olivier Sauton passe aux oubliettes. Son rôle dans "L'Antisémite", où il côtoyait Alain Soral et Robert Faurisson : un "film" en forme de pamphlet négationniste, homophobe et raciste. Il écarte aussi "Métastases", autre morceau de bravoure du 7ème art fasciste, où il incarne la victime du complot des médecins qui profitent ignominieusement de son cancer. Olivier Sauton zappe également le temps où Dieudonné l'accueillait pour son one-man show "Au pays de Sushi", qui fera certaines soirées de la Main d'Or, entre deux meetings d'extrême-droite avec toute la mouvance antisémite et raciste française. »

Le site antiraciste souligne que la promotion de "Fabrice Luchini et moi" « est assurée jusque sur BFM TV, mais a aussi eu des critiques élogieuses du Monde et de Télérama, et le prix du public du Off à Avignon ». « Chez [ses amis Dieudonné et Faurisson], conclut Memorial 98, ça s'appelle une quenelle ».

Par Claire Levenson


Les gens qui se sentent exclus ont plus tendance à adhérer aux théories du complot
LU SUR LE WEB : Les croyances complotistes donnent du sens à la vie de personnes qui se sentent rejetées dans la société, selon des psychologues de Princeton.

Une étude de l'université de Princeton montre que les personnes qui se sentent rejetées et exclues socialement ont plus tendance à être complotistes que les autres. Pour explorer cette corrélation, le professeur de psychologie Alin Coman a organisé deux expériences distinctes avec une centaine de participants. Les résultats sont publiés dans le numéro de mars du Journal of Experimental and Social Psychology.

Dans la première expérience, une centaine de participants devaient décrire un incident désagréable impliquant un ami proche et dire quelles émotions ils avaient ressenti, y compris l'exclusion. Ensuite, ils devaient indiquer à quel point ils étaient d'accord avec plusieurs croyances conspirationnistes populaires (notamment sur les entreprises pharmaceutiques et le gouvernement).

Les chercheurs ont trouvé que les gens qui se sentaient plus exclus adhéraient plus aux théories du complot, probablement car c'était une façon pour eux de donner du sens à leur vie. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Les conspirationnistes sont-ils des ''diplômés frustrés'' ?
Mercredi 22 Février 2017



crédits : Twitter (@redticketblues)
« Ils nous mentent » a récemment déclaré le basketteur américain Kylie Irving, apparemment convaincu par les thèses platistes. « A l'image des créationnistes qui tiennent les darwiniens pour des satanistes attachés à détruire la parole biblique ou du président Trump qui déclare que "toute mauvaise nouvelle est une fausse nouvelle", Kylie Irving prend sa perception pour un jugement. Il affirme que la Terre est plate avant de présenter toute objection comme une mauvaise intention », explique Raphaël Enthoven.


La platitude de la terre est la quintessence du... par Europe1fr

Source : Europe 1, 21 février 2017.

Voir aussi :
* "Ils nous mentent" : star de la NBA, Kyrie Irving est convaincu que la Terre est plate (LCI, 18 février 2017)

Par Science Pop


6 arguments clés pour riposter face à votre ami complotiste
LU SUR LE WEB : L'argumentaire derrière les théories du complot est très fragile.

La plupart des gens ont déjà été confrontés, de près ou de loin, à un partisan des théories du complot. De la conspiration de l’ONU sur le changement climatique jusqu’aux visites d’extra-terrestres, en passant par le fait que la Terre serait plate, ces « théories » sont de toutes sortes. Parfois, la croyance ne se limite pas à une seule d’entre elles, et la méfiance envers toute information « officielle » peut devenir envahissante et favoriser la croyance en l’existence de « mégacomplots » planétaires. Face à un partisan, il est assez courant de se trouver submergé par une masse d’arguments qui paraissent plutôt convaincants. On peut bien sûr décider de ne pas s’en mêler, mais si on pense qu’une réaction est nécessaire, comment s’y prendre ? (...)

Lire la suite sur Science Pop.


Voir aussi :
* J’ai essayé d’interviewer quelqu’un qui croit que la Terre est plate
* Le détecteur de théorie du complot
* Comment distinguer entre complot et théorie du complot ?
Vendredi 17 Février 2017



Par Sébastian Seibt


Affaire Michael Flynn : de Breitbart à Fox, la riposte des "médias amis" s’organise
LU SUR LE WEB : Alors que des contacts entre l'équipe de campagne du président américain et les renseignements russes ont été révélés, des médias ultra-conservateurs comme Breitbart ou Fox News crient au complot visant à renverser Donald Trump.

C’est Donald Trump lui-même qui a sonné la charge. "Pourquoi tant d’informations fuitent à Washington ? C’est ça, le vrai scandale”, s’est emporté le président des États-Unis, mardi 14 février, au lendemain de la démission de son conseiller à la Sécurité nationale Michael Flynn. Une attaque à peine déguisée contre le FBI soupçonné par la Maison Blanche d’avoir susurré à l’oreille des journalistes, que le président était au courant du détail des appels passés par Michael Flynn avec des officiels russes.

Message reçu cinq sur cinq par les médias pro-Trump qui développent jusqu’à plus soif, depuis deux jours, un double argumentaire : la faute de celui qui est à l’origine de la fuite est au moins sinon plus grave que celle de Michael Flynn, et elle révèle une collusion entre les services de renseignement et les médias “libéraux” pour empêcher la nouvelle administration de travailler correctement. (...)

Lire la suite sur le site de France 24.


Voir aussi :
* Le Réseau Voltaire, une source fiable pour le fils du conseiller à la Sécurité nationale de Trump
* Etats-Unis : l’élection qui met les conspirationnistes au pouvoir ?
* Michael Flynn's troubling penchant for conspiracy theories (Politifact.com, 14 février 2017)

Par Grégor Brandy


Comment Donald Trump alimente un complotisme de gauche
LU SUR LE WEB : Des analyses en apparence très approfondies estiment que son récent décret sur l'immigration constitue «un ballon d'essai pour un coup d'État». Et si c'était surestimer son sens de la stratégie ?

Une partie des soutiens de Donald Trump n'a pas chômé en matière de théories complotistes pendant la campagne présidentielle. Entre celle sur le lieu de naissance de Barack Obama, entretenue par Trump lui-même pendant des années, celle sur la santé d'Hillary Clinton ou celle faisant état de meurtres commandités par la candidate démocrate, il y avait de quoi faire. Sans oublier bien sûr le «Pizzagate», qui voudrait que différents membres hauts placés de la campagne d'Hillary Clinton fassent partie d'un réseau pédophile ayant pour QG une pizzeria de Washington. En décembre, un homme armé d'un fusil d'assaut avait même fait irruption dans la pizzeria pour vérifier de lui-même si ce qu'il lisait sur internet était avéré, avant d'être arrêté par la police.

Mais la droite américaine ne semble pas la seule à propager des théories complotistes. La gauche succombe elle aussi à cette tentation après tout juste deux semaines de présidence Trump. On ne parle pas des innombrables théories sur la Russie responsable de tous les maux, mais de celles qui voudraient que les événements de ces derniers jours, notamment le décret interdisant d'entrée sur le territoire américain des citoyens de plusieurs pays à majorité musulmane, constituent en réalité un «ballon d'essai» pour un coup d'État organisé par Trump et ses proches. (...)

Lire la suite sur Slate.fr.


Voir aussi :
* Why More Democrats Are Now Embracing Conspiracy Theories (The New York Times, 15 février 2017)

Par Ça parle politique


Découvrez les cinq plus gros diffuseurs de hoax et de théories du complot ! (vous l'aurez compris, pour le titre, on s'est inspiré des vidéos complotistes qui buzzent le plus...)


Source : "Ça parle politique", 14 février 2017.

Voir aussi :
* Pourquoi autant de trucs faux sur Internet ? (Hygiène mentale)
* Les fake news, c'est dangereux ? (Ça parle politique)
Raphaël Enthoven : « Il est aussi difficile d'endiguer une rumeur que de blesser un banc de poissons »
« La rumeur est une nasse qui se nourrit du déni comme des coups qu'on lui porte, explique Raphaël Enthoven. Le silence la conforte, le combat l'accrédite. On ne peut rien contre elle ».


Il est aussi difficile d'endiguer une rumeur... par Europe1fr

Source : Europe 1, 10 février 2017.

Voir aussi :
* Raphaël Enthoven : « La vérité n’a aucune prise sur le soupçon »

Par Le Figaro.fr avec AFP


Kellyane Conway (émission "Hardball" sur MSNBC, le 3 février 2017)
Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump, s'est référée à un massacre... qui n'a jamais eu lieu, en voulant défendre dans une interview le décret anti-immigration signé par Donald Trump la semaine passée.

La conseillère, qui a remis au goût du jour l'expression "faits alternatifs" lors de la polémique sur le nombre de personnes ayant assisté à l'investiture de Donald Trump, était interrogée par la chaîne MSNBC hier soir. Elle a défendu le décret anti-immigration du président en estimant qu'il était identique à une mesure prise par son prédécesseur Barack Obama.

"C'est peut-être nouveau pour les gens mais le président Obama a suspendu durant six mois le programme pour les réfugiés irakiens, après que deux Irakiens entrés dans le pays se sont radicalisés et ont planifié le massacre de Bowling Green. Cela n'avait pas été couvert" par les médias, a-t-elle affirmé. (...)

Lire la suite sur le site du Figaro.


Voir aussi :
* Kellyanne Conway, la conseillère de Donald Trump, défend le président des accusations de mensonges en osant parler de... "faits alternatifs" (Huffington Post, 22 janvier 2017)
* La stupéfiante obstination de partisans de Trump mis face à un mensonge de leur champion
* MàJ : Donald Trump évoque un attentat en Suède... qui n'a jamais eu lieu (L'Obs, 19 février 2017)

Par Radio-Canada


Capture d'écran (chaîne YouTube de "jeanez marre")
À la suite de l'attentat meurtrier dans une mosquée de Québec, qui a coûté la vie à six hommes dimanche dernier, une histoire parallèle et clandestine s'est installée dans certains cercles sur les réseaux sociaux : l'attaque serait un vaste complot et les médias d'information tenteraient d'étouffer la vérité.

Marie-Eve Tremblay et Jeff Yates, chroniqueurs à ICI Grand Montréal, tentent de démontrer comment une théorie du complot prend naissance sur le web.

Pourquoi les journalistes ont-ils initialement rapporté qu'il y avait un deuxième suspect d'origine marocaine, avant de se raviser ? Pourquoi les médias et les services policiers tentent-ils maintenant de convaincre la population qu'il n'y a qu'un seul suspect, Alexandre Bissonnette, de Cap-Rouge ? Est-ce là la preuve que les médias essaient d'occulter la réalité ? Telles sont les questions soulevées par certaines personnes sur les médias sociaux.

Les deux chroniqueurs expliquent comment l'illusion d'un complot provient plutôt de l'empressement des journalistes de relayer l'information de dernière heure, alors qu'une enquête policière suit son cours.


Source : Radio-Canada.ca, 5 février 2017
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